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Burn de Deep Purple

Last Updated on 25 février 2026 by Massimo M.

Burn est le huitième album de Deep Purple et le premier de la Mark III, qui se caractérise par la présence de David Coverdale au chant et de Glenn Huhes à la basse et au chant.

burn - deep purpleConsidéré comme les pionniers de ce qui sera plus tard baptisé Heavy Metal, aux côtés d’autres groupes légendaires comme Black Sabbath et Led Zeppelin, Deep Purple avait déjà marqué de son empreinte avec des fondamentaux du panorama rock tels que In Rock, Machine Head et l’un des albums Live les plus célèbres de tous les temps, Made in Japan.

Burn suit d’un an Who Do We Think We Are, un ouvrage qui n’avait pas rencontré le succès espéré et qui avait de fait exacerbé les conflits entre Gillan et Blackmore, entraînant une rupture nette au sein du groupe qui inévitablement mené, au départ de Gillan du groupe.

Après le départ d’Ian Gillan et du bassiste Roger Glover du groupe, les rênes du groupe restent désormais entre les mains de Blackmore soutenu et assisté par Ian Paice à la batterie et Jon Lord aux claviers. Blackmore se rend compte qu’il doit d’une manière ou d’une autre rétablir le groupe et engage donc Glenn Hughes, un musicien talentueux avec un rythme et un style distinctifs. Blues, qui dans ses intentions aurait dû devenir le leader transformant le groupe en quatuor.

La direction du label n’est cependant pas d’accord et insiste pour qu’un cinquième élément soit embauché. Ainsi le jeune David Coverdale, talent jusqu’alors inconnu et remarqué par pur hasard lors d’un live de Ian Paice qui déambulait dans les pubs, entre dans les rangs du groupe.

Loin d’être en concurrence l’un avec l’autre, Hughes et Coverdale s’intègrent parfaitement à la voix de Coverdale qui contrebalance celle de Hughes, particulièrement haute, et donne le meilleur sur des sonorités médium-graves au style typiquement blues. La possibilité d’avoir deux styles vocaux dans leur arsenal au lieu d’un seul permet au groupe de donner à leurs compositions une variété intéressante et un spectre sonore plus large que ce qui était enregistré sur les disques précédents.

La nouvelle formation est entrée en studio en novembre 1973

Comme ce fut le cas pour l’enregistrement de Machine Head, le groupe se rend à Montreux, en Suisse, et utilise l’unité mobile des Rolling Stones. Après seulement trois mois, l’album était prêt et le 15 février 1974, il sortait sur le marché.

La chanson du même nom, qui ouvre l’album, est probablement aussi la meilleure de l’album et constitue la carte de visite avec laquelle Coverdale se présente au monde. Grâce également à une excellente production et un mixage de haut niveau, de la part de Martin Birch et du groupe lui-même, Burn ouvre la danse avec l’un des riffs les plus spectaculaires jamais composés par Blackmore soutenu par une rythmique percutante et les claviers de Jon Lord en état de grâce. Burn est également sorti en single avec un bon succès commercial.

C’est probablement justement en raison de cet excellent accueil, et peut-être aussi pour rompre avec le passé, que le groupe a décidé d’ouvrir désormais ses concerts avec cette chanson et non plus avec la star historique de Highway, longtemps utilisée comme chanson d’ouverture.

Le titre suivant, Might Just Take Your Life, est globalement moins convaincant, même si Coverdale se l’appropriera longtemps lors des prestations de Whitesnake.

Lay Down, Stay Down fait remonter le rythme et les excellents croisements vocaux de Coverdale et Hughes sont encore une fois les maîtres.

You Fool No One reproduit partiellement ce qui a déjà été fait avec Burn et confirme les paramètres qui définiront le hard rock qui viendra peu de temps après. Ce n’est pas un hasard si à l’écoute des œuvres du premier Rainbow, le groupe fondé par Blackmore en 1974 peut être J’ai entendu haut et fort à quel point ces deux chansons étaient marquantes.

Mastraité, en revanche, sera le cheval de bataille de Coverdale avec Whitesnake. La chanson contient une interprétation inoubliable de Blackmore qui pousse l’atmosphère poignante de la chanson à sa limite maximale. La chanson porte également la signature de Coverdale au générique, même si en réalité elle a été écrite par Hughes, qui n’a cependant pas pu la signer en raison de problèmes contractuels.

Burn est sans aucun doute une étape importante dans l’histoire du hard rock et cela est démontré par les excellents classements obtenus dans tous les charts européens et les records d’or remportés aux États-Unis, en Argentine, en France et au Royaume-Uni. Sans aucun doute, dans cet album, on retrouve tous les éléments fondamentaux du futur hard rock/heavy metal.

En 2004, marquant le 30e anniversaire de sa sortie, Burn a été réédité avec cinq titres bonus. Tracklist de la version publiée en 1974

Side A
Burn – 6:00
Might Just Take Your Life – 4:36
Lay Down, Stay Down – 4:15
Sail Away – 5:48

Side B

You Fool No One – 4:47
What’s Goin’ on Here – 4:55
Mistreated – 7:25 (Ritchie Blackmore, David Coverdale)
A 200 – 3:51 (Ritchie Blackmore, Jon Lord, Ian Paice)

Pistes bonus ajoutées dans la version 30e anniversaire

Coronarias Redig (remix 2004) – 5:30 (Ritchie Blackmore, Jon Lord, Ian Paice)
Burn (remix 2004) – 6:00
Mistreated (remix 2004) – 7:28 (Ritchie Blackmore, David Coverdale)
You Fool No One (remix 2004) – 4:57
Sail Away (remix 2004) – 5:37 (Ritchie Blackmore, David Coverdale)

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